LES RENDEZ-VOUS CULTURELS DE SEPTEMBRE

Rencontrer, voir, lire, écouter et ne rien rater dans les semaines à venir

JOURNÉES EUROPÉENNES DU PATRIMOINE

Les Crafties au Château de la Piscine

Samedi 20 et dimanche 21 septembre

Château de la Piscine à Montpellier


Cette folie montpelliéraine édifiée en 1771 vous ouvre sa grille et ses portes lors des Journées du Patrimoine. Son architecte, Jean Antoine Giral, est l’auteur de la perspective du Peyrou. En 1965, le Château de la Piscine reçoit la Reine Mère d’Angleterre lors d’une escapade intime. Ce Monument Historique, niché dans un parc de huit hectares, vient d’être restauré avec passion durant plus de douze ans. Les artisans — Benoît Grenier, tailleur de pierre, et l’atelier Sanzcarranza, restaurateur d’œuvres d’art — seront présents pour dévoiler au public leur savoir-faire.


L’orangerie du domaine accueille une exposition temporaire, un dialogue atypique entre patrimoine et création contemporaine par un duo d’artistes et designers venu de Sète, Les Crafties. Fondé en 2018 par Jeanne Martin-Taton et Marie-Marie Vergne, le studio sétois développe une pratique à la croisée du design textile, de l’installation artistique et de l’artisanat d’art. Les Crafties revendiquent un goût assumé pour le décoratif, en associant matériaux souples (souvent issus de rebuts de l’industrie textile) et techniques artisanales (patchwork, appliqué, tapisserie). Une proposition curatoriale de Joëlle Koops de JK Art Consultant


Tarif normal 9,50€ 

Tarif réduit 5€ (étudiant, demandeur d’emploi, 12-18 ans)

Gratuit pour les enfants de moins de 12 ans

Visites guidées toutes les 45 min, entre 10h et 18h, sur inscription en ligne

Découvrir le Château

Découvrir Les Crafties

Le Château est accessible par la ligne 3 du tram, arrêt Tonnelles


Château de la Piscine

129 avenue de Lodève, Montpellier

Romain Thiery,  Requiem pour pianos

Jusqu’au 30 septembre

Abbaye de Valmagne à Villeveyrac

Joyau du patrimoine cistercien, l’abbaye de Valmagne accueille une installation photographique immersive, conçue pour résonner avec l’histoire et l’architecture singulière de ce lieu. Romain Thiery investit un espace unique où l’âme du piano rencontre la photographie d’art. Un dialogue entre mémoires. Mémoire résonante de la pierre et mémoire musicale du pianoforte. Plus de trente œuvres ont été installées dans les différents espaces de l’abbaye, certaines atteignant plus de quatre mètres de largeur. Ces tirages monumentaux s’intègrent dans l’architecture avec une puissance visuelle rare, révélant des jeux de lumières et de matières qui prolongent l’expérience contemplative du visiteur.


Tous les jours 10h-18h

Réservation et billets

Contact 04 67 78 06 09

info@valmagne.com

groupes@valmagne.com


Abbaye de Valmagne, Villeveyrac

Fabien Boitard

Derrière les fleurs, la montagne

Jusqu’au 10 octobre

La Mouche à Béziers


Voilà un artiste qui refuse d’ajuster son télé-objectif cérébral entre net et flou alors que d’autres l’ont fait entre figuration et abstraction, classique et baroque… Éternel va-et-vient de l’art pictural. Et là, Fabien Boitard fait mouche, conjuguant les antipodes sur la toile, quel que soit le sujet, paysage, portrait… Jusqu’à revisiter sans vergogne la peinture animalière. Dans son atelier à Aniane, il barguigne entre un dessin appliqué et une gestuelle prestement exécutée. En cela, cet opiniâtre broussailleur réunit, sous sa bannière bigarrée, une surprenante polyfacture avec en main une palette d’humeurs autant que de couleurs.

Avec La Mouche, son lieu d’art contemporain, le domaine de Pradines le Bas propose une gamme de produits autour de l’olive cultivée alentours, huiles, parfums et cosmétique. De quoi barguigner en famille.


Du mardi au samedi 10h-19h

Contact 04 67 30 63 52
contact@lamouche-art.com


La Mouche

Domaine de Pradines le Bas

Route de Corneilhan, Béziers

Paris-Panam avec Lady Bee

Jeudi 25 septembre à 20h

Théâtre Molière à Sète


Cette ambassadrice de la chanson française a arpenté pendant soixante ans une ribambelle de scènes, entre music-halls et cabarets. Lady Bee ou Patrick Joubert Annibal, selon que vous les rencontrez sous les projecteurs ou sous le soleil — sauf le matin… introuvable — ne font qu’un(e). Ou deux avec sa partenaire (de jour comme de nuit) Johanna. Organisatrice et Maîtresse de cérémonie — Les Miss France officielles et leurs déclinaisons, c’était elle — Lady Bee vous invite au Théâtre Molière. Son show Paris-Paname, c’est un grandiose retour sur cette scène cinquante ans après son dernier spectacle, et dix ans après Ça c’est du Music-Hall au Théâtre de la Mer. Avec encore et toujours ses fidèles musiciens, Éric Breton, chef d’orchestre et pianiste, Didier Lévêque, accordéoniste et trompettiste. Avec, en tableau de revue, les Frenchy Girls sous la houlette plumée de Johanna.


À l'issue du spectacle, rencontrez Patrick Joubert Annibal pour une dédicace de son livre Lady Bee Story au foyer du théâtre. Son autobiographie, publiée aux éditions L’An Demain, sera en vente (25€). 288 pages vous feront voyager de la Seyne-sur-Mer à Paris, de Cannes à Casablanca en passant par Montélimar, jusqu’à Sète, et croiser le chemin de parrains marseillais au cœur gros comme ça. Elles se lisent comme un hymne à l’amitié noctambule, à la solidarité des gens de la scène. Avec, chevillée au corps, l’insolence de défendre, avec humour, l’anthologie de notre patrimoine musical.

Feuilletez et pré-commandez en ligne le livre Lady Bee Story


Tarif : de 8€ à 27€

Durée : 2h avec entracte

Réservez vos places


Théâtre Molière

Avenue Victor Hugo, Sète

Jean-Pierre Blanche

Jusqu’au 2 novembre

Musée Vulliod St-Germain à Pézenas

Jusqu’au 31 décembre

Presqu’île de Maguelone


Du Sahel algérois à l’arrière-pays languedocien et provençal, Jean-Pierre Blanche (1927-2022) n’a eu de cesse de brosser l’essence et l’essentiel du panorama méridional. Ce peintre pas banal, récemment disparu, demeure l’un des grands portraitistes de la Grande Bleue et ses abords. Comme chez cet autre peintre du sud, Cézanne, les paysages de Blanche sont farouches, rustiques, méthodiques. Vierges de toute présence humaine, ses toiles sont peuplées de corpulentes arborescences, qui vont jusqu’à envahir la surface et cadenasser le regard. Elles sont minérales, balayant l’anecdote comme le ferait une rossée de mistral. Un voyage initiatique, entre le musée Vulliod St-Germain de Pézenas qui présente son Jardin intérieur, et la presqu’île de Maguelone, pour une balade artistique dans le parc de la Cathédrale, en résonance avec l’œil poétique du peintre.


Contact 04 67 98 90 59

ville-pezenas.fr

Le site consacré à Jean-Pierre Blanche


Musée Vulliod St-Germain

3 rue Albert Paul Alliés, Pézenas


Presqu’île de Maguelone

Maguelone

Miss.Tic, Dame de pique, Reine de cœur
Jusqu’au 15 octobre

Parcelle 473 à Montpellier


Elle fut la pionnière du pochoir urbain, poète emportée à 66 ans par la maladie en 2022. Pour autant, l’hommage à la Dame de pique, Reine de cœur n’est pas triste, il déborde même de vie. Miss.Tic nous donne à voir une soixantaine d’œuvres, principalement issues de la collection personnelle de la galeriste parisienne et amie de l’artiste, Lélia Mordoch. Des mains soufflées dans les grottes de la préhistoire aux indications en stencil PAYANT sur le sol de places de stationnement, le pochoir bombe le torse à travers les âges. C’est la vie… ça va passer ! nous soufflait-elle. 


Ouvert du mardi au samedi 11h-19h

Dimanche 14h-19h

Visite libre 9€

Tarif réduit (PMR, étudiants, +65 ans) 5€

Visite guidée 15€

Tarif réduit (PMR, étudiants, +65 ans) 9€

Billetterie


Parcelle 473

425 avenue des Frères Buhler, Montpellier

Festival du Livre de Sète – Les Automn’Halles

Du 24 au 28 septembre

Musée Paul Valéry, Médiathèque Mitterrand, Maison Régionale de la Mer…


Un programme haut en couleur vous a été concocté par l’équipe des Automn’Halles sur cinq journées précédées d’une soirée hommage à Erik Satie, 100 ans après sa disparition. De nouveaux lieux historiques pour accueillir le public, telle la Maison Régionale de la Mer où l’œuvre de Jules Verne sera évoquée par son arrière-petit-fils à l’occasion des 150 ans de la publication de L’Île mystérieuse. Jean Verne a accepté de présider le Concours de nouvelles et d’en dévoiler le thème 2025. L’ancien Palais consulaire accueillera également deux de nos plus belles plumes, Laurent Mauvignier et Hubert Haddad. Cette année encore, les éditeurs et les auteurs de la région présenteront leurs ouvrages place Léon Blum jeudi 25 septembre entre 10h et 17h. Une animation Scène ouverte avec AMA Languedoc et des entretiens littéraires ponctueront la journée. En tout, pas moins de 22 écrivaines et écrivains fouleront l’île singulière, avec en clôture musicale, un Clin d’œil à Satie par le groupe de jazz Les Smiles à la Médiathèque Mitterrand, partenaire essentiel et cœur battant des Automn’Halles.


Mardi 16 septembre à 18h à la Médiathèque Mitterrand : présentation du Festival du livre de Sète et vernissage de l’exposition Méditerranée mythique de Alain Zarouati. En acceptant d’illustrer les 16e Automn’Halles, l’artiste sétois, né à Alger en 1958, inaugure à partir de cette année l’insertion dans l’affiche officielle du festival d’une œuvre parmi celles qui y seront exposées. L’univers imaginaire d’Alain Zarouati, proche d’une écriture métaphorique ou onirique, ne nous fait-il pas songer aux légendes et aux mythologies marines ? Et à notre fil bleu : la mer en partage ?


Informations : contact@lesautomnhalles.fr

Programme sur lesautomnhalles.fr

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Soirée théâtrale caritative

Un ouvrage de dames

Vendredi 26 septembre à 20h30

Conservatoire Manitas de Plata à Sète


Sophie s’est débarrassée de son mari abusif et violent. D’un coup de couteau électrique, la tête de Roger a quitté le reste de son corps. Entre les poireaux et la brioche, Sophie promène cet encombrant trophée qu’il faut maintenant faire disparaître. L’aide viendra d’une veuve au caractère bien trempé…

Après le Off d’Avignon, la compagnie Le Bateau Bœuf présente Un ouvrage de dames, pièce de Jean-Claude Danaud mise en scène par Jean-Hervé Mirouze, à l’auditorium du conservatoire. Une soirée au profit de l’association Habitat Jeunes Sète et Bassin de Thau pour financer la création de la maison Escap-Jeunes dans sa résidence Sévigné et le lancement des activités d’animation. L’association HJSBT présente depuis 50 ans sur le territoire, a accueilli en 2024 plus de 900 jeunes en situation de précarité. Après le spectacle, un moment convivial autour d’un verre sera proposé à celles et ceux qui souhaitent mieux connaître l’association, découvrir ses actions, dialoguer avec ses équipes et ses résidents… ou rejoindre les équipes d’adhérents, de mécènes, d’administrateurs…

Mise en scène : Jean-Hervé Mirouze

Avec : Véronique Lazaro, Elise Riche-Balthazard, Elise Trinca, Jean-Hervé Mirouze


Entrée 20€

Réservation et billets


Conservatoire Manitas de Plata

Quai des Moulins, Sète

Chevaux, héros oubliés ?

Archéologie d'une espèce au fil du temps

Jusqu’au 5 janvier 2026

Musée Henri Prades à Lattes


Une famille (equidae) qui inclut dans son attelage des espèces sauvages tels que les ânes et les zèbres ne peut pas être accusée d’intolérance. On y trouve même des chevaux domestiques retournés dans la nature en autonomie et sans plus de socialisation avec les humains. On appelle cela le marronnage. L’étude de ces populations, parmi lesquelles figurent les chevaux de Przewalski, nous apporte des éléments fondamentaux pour comprendre la vie des chevaux anciens, c’est-à-dire des espèces éteintes mais retrouvées à l’état fossile dans les fouilles archéologiques. Au fil du temps, leurs liens avec l’homme ont très fortement évolué, jusqu’à faire du cheval une espèce chevauchable. Les fossiles montrent la présence d’équidés bien avant l’apparition de l’homme moderne, homo sapiens. Une exposition produite dans le cadre des projets de recherche Hippographies et Vivécologique, avec la collaboration de l'association Takh.


Ouvert lundi, mercredi, jeudi et vendredi 10h-12h et 13h30-17h30

Samedi et dimanche 14h-19h

Fermeture le mardi

Plein tarif 5€
Tarif réduit / tarif Pass Métropole 3€

Entrée gratuite pour les personnes de moins de 18 ans
Entrée gratuite au musée le premier dimanche de chaque mois

Contact 04 99 54 78 20

museearcheo.montpellier3m.fr


Musée Henri Prades

390 route de Pérols, Lattes

Bleu Brassens - Exposition d’art

de Rémi Sautet et Pierre François
Du 12 au 26 septembre

Palais épiscopal à Béziers


À la mémoire du bois vient s’ajouter celle de deux créateurs trop tôt disparus. Une exposition réunit les assemblages reliquaires réalisés par Rémi Sautet à partir du bateau de Georges Brassens, et les empreintes de couleurs que Pierre François a laissées. En bonne compagnie, les uns et les autres offrent un dialogue autour de l’univers du père des Deux oncles, entre mémoire poétique et engagement artistique. Une proposition curatoriale de Yvette Gallinaro-Alric de ID of ARTS.

Un livre, Sur la vague en rêvant, un récit imaginaire du bateau de Georges Brassens, écrit par le documentariste Rémi Sautet et illustré par Pierre François est publié aux éditions L’An Demain. Il contient, outre les textes de l’auteur et les peintures de l’artiste, des enregistrements inédits accessibles par des QR codes à scanner.

Feuilletez et pré-commandez en ligne le livre Sur la vague en rêvant


Entrée libre tous les jours : 15h-19h

Samedi 20 et dimanche 21 : 10h-18h

Contact 06 12 72 75 50

idofarts.contact@gmail.com


Palais épiscopal

Place de la Révolution, Béziers


Samedi 23 septembre à 20h : Les amis de Brassens en concert au Théâtre des Franciscains. Ce trio, fondé en 2006 par Bruno Granier le petit-cousin du Grand Georges — après la disparition de Claude Duguet, son partenaire de scène pendant plus de 20 ans, redonne vie aux chansons de Brassens avec une approche singulière. Fidèles à l’esprit du poète sétois, les musiciens proposent des arrangements originaux teintés de l’univers swing cher aux admirateurs de Django Reinhardt.


Réservation obligatoire

Tarifs et billets


Théâtre des Franciscains

13 bis boulevard Bertrand Duguesclin, Béziers

La Sehsser

ou comment perdre son lustre

Juillet 2025 à Sète



Quand la Société d’Études Historiques et Scientifiques de Sète et sa Région avait à sa barre, au siècle dernier, de grands promoteurs de notre histoire locale — Gabriel Couderc, Alain Degage, Catherine Lopez-Dréau, Régine Monpays… — elle rayonnait.


Quand la Sehsser décide, sans aucun motif sérieux, d’exclure de sa présidence et de son Bureau deux bénévoles, elle se prive d’appréciables ressources : l’expertise de l’édition, des campagnes d’affichage pour le premier ; l’animation d’ateliers de généalogie, les recherches et les conférences sur notre histoire, pour la seconde.


Quand la Sehsser entraîne son effectif à fondre comme peau de chagrin et tue dans l’œuf toute velléité de réformer son organisation, de dépoussiérer une institution sétoise née en 1963, elle se saborde.


Quand la Sehsser affiche, depuis plusieurs mois sur la page d’accueil de son site, non plus un message de bienvenue mais celui d’un jugement interne, un brûlot contre l’un des siens, elle se déshonore.


Quand la Sehsser offre un spectacle que ce Bulletin culturel aura du mal à promouvoir, Audasud et ses partenaires s’engagent pour faire valoir et partager notre patrimoine historique et culturel.


Jean-Renaud Cuaz

Président de la Sehsser 2024-2025


[ Photo prise entre 1904 et 1913 par Émile Duchemin : Cette - Le port / Bibliothèque municipale de Grenoble ]

Directeur de la publication : Jean-Renaud Cuaz
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Ce bulletin culturel est publié par Audasud

8 avenue Victor Hugo, 34200 Sète

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par Jean-Renaud Cuaz 17 juillet 2026
La mer, la mer, toujours… recommandée ! Dans cette Histoire des bains de mer à Sète , la grande bleue cesse d’être un simple décor. Françoise Lapeyre nous dévoile ce qu’elle fut autrefois, après des siècles d’appréhension : un remède. On y venait « prendre la vague » comme on va prendre les eaux à Balaruc. Le vitalisme marin attirait des milliers de curistes vers ce qui allait devenir la plus ancienne station balnéaire de la Méditerranée française. La plage était alors une ordonnance, la houle une embrocation salée, l’air marin un adjuvant contre les miasmes urbains. De nos jours, il suffit de contempler la plage de Sète pour croire que tout a toujours été là : le sable, les plagistes, la baignade et les brise-lames. Pourtant, derrière cette apparence se cache une histoire fascinante que l’historienne exhume avec une curiosité d’archéologue et un travail de bénédictin. Si la force de cet ouvrage réside dans l’étendue de son propos et dans la richesse de sa documentation — une mosaïque d’archives et de journaux oubliés, correspondances et cartes anciennes, gravures et photographies — l’autrice ne se contente pas de raconter l’histoire. Elle la reconstitue projet après projet, saison après saison, mode après mode… Surgit ainsi au fil des pages, entre des baigneuses crispées et leurs guides-baigneurs, une galerie de portraits déterminants : entrepreneurs audacieux, médecins visionnaires, hôteliers obligeants… Toute une société reprend vie, du Kurssal à la Corniche et la pointe du Lazaret. Et l’on découvre une ville qui invente peu à peu une vocation balnéaire sans jamais renier son identité portuaire et populaire. Françoise Lapeyre nous offre, en redonnant chair à un passé largement effacé par le temps et les transformations urbaines, bien davantage qu’un livre d’histoire locale : un miroir précieux de notre mémoire collective. Une saga sétoise indispensable pour comprendre le charme et l’attrait de la Reine des plages méditerranéennes qui poussa un poète moustachu à se fendre d’une supplique pour passer sa mort en vacance… le long de cette grève où le sable est si fin. Jean-Renaud Cuaz HISTOIRE DES BAINS DE MER À SÈTE La thérapie du corps et de l’esprit au XIXe siècle L’essor du tourisme balnéaire à partir du XXe siècle Autrice : Françoise Lapeyre 25 € | ISBN 9-78248131514 Format 30 x 21 cm | 220 pages Couverture rigide 
par Jean-Renaud Cuaz 24 juin 2026
LES RENDEZ-VOUS CULTURELS DE JUILLET Rencontrer, voir, lire, écouter et ne rien rater dans les semaines à venir
par Jean-Renaud Cuaz 21 juin 2026
Une fois encore, elle manque le Panthéon. Voilà cent cinquante ans que George Sand a écrasé de sa botte son dernier cigare, et la République hésite encore à lui ouvrir ses portes de bronze quand tant d’hommes s’y sont engouffrés sans pouvoir arborer à la poitrine un chouia de son génie. Mais George avait l’habitude. Toute sa vie, elle aura fait grincer les gonds : pantalons, cigares, amours libres, idées avancées, succès populaire et phénomène médiatique. À Sète, deux Georges ont cultivé une semblable indépendance d’esprit. Georges Bayrou, moins connu du grand public que Gorge, fut tout aussi influent dans un univers footeux en ébullition depuis quelques jours. Ancien joueur international, il prit part à la pire défaite de l’équipe de France — 17 buts encaissés contre le Danemark — le 22 octobre 1908, lors du tournoi olympique de Londres qui se disputa avec 8 sélections d’amateurs, dont 2 formations françaises. L’équipe France A comptait dans ses rangs un ailier sétois : Georges Bayrou. Ce sera son unique sélection en équipe nationale. Pour sa défense, cette année 1908 voit la France enregistrer le pire bilan de son histoire : 5 défaites en 6 matchs, 5 buts marqués pour… 45 encaissés. Devenu président de l’Olympique de Cette puis du F.C. Sète, membre dirigeant de la Fédération française de football, il fut l’un des bâtisseurs du professionnalisme et conduisit le club sétois à ses heures les plus glorieuses. Son nom est encore inscrit sur le vieux stade sétois qui porte sa mémoire. Georges Brassens se méfiait, comme George, des conventions sociales. Les gendarmes, les juges, les cocus et les imbéciles heureux nourrissaient son bréviaire poétique. Il abhorrait l’uniforme, avait coutume d’écorcher le morne costume et de tanner à plate couture ce symbole d’autorité. « Sauf l’uniforme du facteur », disait-il à une époque où l’employé des PTT l’arborait à la manière d’une décoration. Sollicité de toute part pour préfacer livres et disques, un exercice auquel Brassens se soumettait non sans ronchonner, il prit sa plume pour un hommage à un ami, l’accordéoniste Édouard Duleu, et rendit sa préface le 30 septembre 1981, un mois avant qu’il ne signe un recommandé de la Faucheuse. En préfaceur obligé, il écrivait avant d’avaler sa chique : « Si l’enfer existe, on doit y être condamné à faire des préfaces. C’est un exercice qui ne m’enchante pas tellement. Mais comme ce pauvre monde est bourré d’inconséquences, j’ai passé ma vie à préfacer les disques et les livres de mes amis. Ma foi, les copains d’abord, et Édouard Duleu fait partie de la tribu. […] Dans cette région turbulente [NDR, le Nord où Édouard Duleu grandit et entama une carrière de pompier], le seul uniforme qu’on respecte, c’est celui de pompier, sans doute parce que le métier comporte plus de risques que d’avantages, qu’il signifie courage et dévouement, qu’il exclut l’autorité. Un tel uniforme ne vous demande jamais vos papiers. » George rédigeait elle-même ses préfaces, jusqu’à en faire un micro-genre littéraire. Ces avant-propos et dédicaces se lisent comme des vignettes et justifient l’affirmation de l’éditeur Hetzel selon laquelle ils forment « le plus magnifique examen qu’un grand esprit a fait de lui-même ». Le plus savoureux reste que Sand, à en croire ses contemporains, n’était pas une brillante causeuse. Dumas père décocha cette vacherie : «J’aimerais encore mieux lire son livre de dépenses que de causer avec elle ». Le mot aurait certainement amusé Brassens, collectionneur de piques bien tournées. Quant à Bayrou, homme de règlements et de statuts, il se serait plongé avec jubilation dans ces écritures comptables.
par Jean-Renaud Cuaz 27 mai 2026
LES RENDEZ-VOUS CULTURELS DE JUIN Rencontrer, voir, lire, écouter et ne rien rater dans les semaines à venir
par Jean-Renaud Cuaz 24 avril 2026
LES RENDEZ-VOUS CULTURELS DE MAI Rencontrer, voir, lire, écouter et ne rien rater dans les semaines à venir
par Jean-Renaud Cuaz 21 avril 2026
C’est peut-être là le dernier bastion d’un ordre ancien. On a déconstruit le récit, éclaté les genres, hybridé les supports. Le roman n’est plus tout à fait un roman, l’essai se rêve fiction, la poésie se fait visuelle, sonore, performée. Mais la phrase, elle, persiste à commencer à gauche pour finir à droite, comme si elle ignorait tout du chaos environnant. On imagine que les récents séismes éditoriaux emporteraient aussi ce réflexe millénaire. Qu’après avoir bouleversé la forme, le fond, le modèle économique, on ose attaquer la direction. On lit bien en diagonale. Pourquoi pas en spirale ? Ou mieux encore : en tous sens à la fois, comme ces installations où le spectateur devient lecteur, marcheur, acrobate. Mais non. Nous restons sagement alignés, l’œil rivé à une trajectoire plate. À l’échelle du monde, pourtant, ce cheminement n’est pas à sens unique. D’autres civilisations ont tracé d’autres routes, tout aussi anciennes, tout aussi cohérentes. L’hébreu et l’arabe déroulent leurs phrases de droite à gauche, inversant le mouvement sans troubler la pensée. Le chinois classique, le japonais traditionnel, ont longtemps préféré la verticalité, déroulant le texte de haut en bas, colonne après colonne, comme une pluie de signes. Là aussi, la révolution numérique n’a pas tout balayé : ces systèmes persistent, s’adaptent, cohabitent avec les formats dominants. Mais pour qui a appris à lire de gauche à droite, ces autres directions conservent quelque chose d’exotique, presque déroutant, comme si le sens lui-même changeait avec le sens du regard. Il faut dire que chaque direction impose une discipline typographique particulière. La qualité d’une page ne tient pas seulement à ses mots, mais à la manière dont ils occupent l’espace. En Occident, la tradition a longuement poli l’art de la ligne : justification, césures, interlignage, équilibre des marges. Une bonne typographie se reconnaît à sa discrétion, à cette capacité à se faire oublier pour laisser passer le texte. Mais elle est aussi le produit d’un sens de lecture précis, d’une mécanique du regard. Inversez la direction, et tout est à repenser : les alignements, les rythmes, les blancs. La beauté d’une page hébraïque ou arabe ne repose pas sur les mêmes équilibres ; la verticalité asiatique invente d’autres respirations, d’autres tensions. Et pourtant, partout, la même exigence : que la forme serve le fond, sans jamais l’entraver. Les ingénieurs, les designers, les stratèges du numérique ont bien tenté quelques audaces. Le défilement vertical, d’abord, qui a failli tout bouleverser. Quelle idée étrange : lire de haut en bas ! On a cru un instant que le mouvement allait s’imposer, qu’il reléguerait la lecture horizontale au rang de curiosité historique. Mais très vite, l’horizontale est revenue par la bande. Les lignes restent orientées de gauche à droite, même si l’ensemble descend vers le bas, accentué par la lecture sur écran, le vôtre aujourd’hui… Comme si l’on ne pouvait pas totalement renoncer à cette vieille habitude, sorte de squelette invisible du texte. Et puis il y a les livres numériques, ces objets sans pages qui auraient pu tout permettre. Là encore, occasion manquée. On aurait pu imaginer des textes qui se déploient autrement, qui s’organisent selon des logiques nouvelles, libérés de leur reliure, et libérant le lecteur de cette contrainte directionnelle. Mais la plupart du temps, le livre numérique imite le livre papier avec une fidélité presque touchante. On tourne des pages virtuelles, on simule des marges, on conserve les lignes bien sages, de gauche à droite — ou de droite à gauche quand la langue l’exige — mais sans véritable réinvention formelle. Comme si, au moment de tout réinventer, on avait décidé de ne rien changer d’essentiel. Avec un sens du timing remarquable, intervient la proposition d’une clause de conscience pour auteurs désabusés. Puisque tout vacille, pourquoi ne pas leur offrir le droit de se retirer si l’orientation du contexte heurte leurs convictions profondes ? Refuser une publication au motif que la ligne éditoriale ne va pas dans le bon sens, exiger une diagonale éthique, revendiquer une verticalité engagée. On imagine déjà les contrats : « L’auteur se réserve le droit de rompre en cas d’alignement jugé contraire à son orientation intime. » Après tout, si la forme conditionne le sens, pourquoi ne pas faire de la direction une affaire morale ? Ce serait pousser la logique contemporaine jusqu’à son point d’ironie le plus pur : transformer un geste typographique en question de conscience. Il y a sans doute une part de paresse dans cette persistance. Réapprendre à lire serait une entreprise vertigineuse. Cela supposerait de reconfigurer notre rapport au langage, à la syntaxe, au temps même de la lecture. Car lire de gauche à droite, ce n’est pas seulement une convention graphique : c’est une manière de penser. Une progression, une logique, une causalité. On commence, on développe, on conclut. On suit un fil. On avance. Changer de direction, ce serait peut-être aussi changer de pensée. Et ça, c’est une autre affaire. Mais il y a aussi, dans cette obstination, quelque chose de comique. On imagine volontiers un futur proche où les livres seraient entièrement immersifs, où les textes flotteraient dans l’espace, où le lecteur naviguerait littéralement à l’intérieur des phrases. Et pourtant, même dans ce décor futuriste, il y aurait sans doute quelqu’un pour organiser les mots en lignes, bien alignées, dans un sens ou dans un autre, avec le même souci presque maniaque de l’équilibre typographique, de la régularité, de cette fameuse « couleur » de la page que traquent les typographes. Les éditeurs eux-mêmes, pourtant si prompts à annoncer des ruptures radicales, semblent étrangement silencieux sur cette question. On les entend parler de diversification, d’innovation, de nouvelles écritures, mais jamais — ou presque — de renverser le sens de lecture. Comme si cela relevait de l’impensable, du tabou. On peut tout changer, sauf ça. Il y a des limites à la révolution, et elles passent peut-être par des détails aussi discrets qu’un alignement de texte ou une direction de ligne. Et le lecteur, dans tout cela ? Il s’adapte à tout, ou presque. Il lit sur papier de toute taille, sur écran, sur téléphone. Il accepte les notifications, les distractions, les interruptions permanentes. Il lit par fragments, par bribes, par à-coups. Mais il lit toujours selon une direction apprise, intériorisée, presque corporelle. Comme une fidélité obstinée, presque émouvante. On pourrait y voir une forme de résistance : dans un monde qui change trop vite, garder au moins une chose intacte. Ou bien est-ce l’inverse : une preuve que, malgré toutes les proclamations de rupture, rien n’a vraiment changé en profondeur ? Peut-être que le véritable conservatisme de l’édition ne se situe pas là où on le croit — dans les catalogues, les genres, les auteurs — mais dans ce geste minuscule et quotidien, ce glissement du regard selon un axe donné. Une habitude si profondément ancrée qu’elle échappe à toute remise en question, même quand tout le reste vacille. Il est tentant, finalement, de pousser l’ironie plus loin. Et si ce fameux séisme éditorial n’était qu’un tremblement de surface ? Un bruit, une agitation, une série de transformations visibles, mais qui laissent intacte la structure la plus intime de la lecture ? Comme ces villes reconstruites après un tremblement de terre, où les bâtisses changent mais où les rues conservent le même tracé. Car après tout, lire dans un sens donné, qu’il soit horizontal ou vertical, c’est peut-être la véritable infrastructure du livre. Ce qui ne se voit pas, mais qui conditionne tout le reste. On peut changer les matériaux, les formats, les supports… les directeurs, mais tant que cette direction subsiste — et avec elle une certaine idée de la bonne forme typographique — quelque chose de fondamental demeure. Une continuité discrète, presque invisible, mais tenace. Alors oui, le monde de l’édition tremble. Oui, les repères bougent, les certitudes s’effritent, un abysse isole les cafés de Flore et des Deux Magots du reste de la planète. Mais au milieu de ce cataclysme germanopratin, nos yeux poursuivent leur chemin tranquille, fidèles à une trajectoire apprise — qu’elle aille de gauche à droite, de droite à gauche ou de haut en bas. Et c’est peut-être là, au fond, la grande ironie : dans un univers qui se rêve en perpétuelle révolution, le geste le plus banal, le plus automatique, reste désespérément inchangé. Comme si, pour continuer à avancer de gauche à droite, il nous fallait paradoxalement tourner les pages de droite à gauche. Jean-Renaud Cuaz, éditeur & typographiste
par Jean-Renaud Cuaz 26 mars 2026
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par Jean-Renaud Cuaz 25 février 2026
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par Jean-Renaud Cuaz 8 février 2026
Il est des villes que l’on visite, et d’autres qui vous visitent. Sète appartient à cette seconde espèce, rare et obstinée. Elle n’entre pas par effraction : elle s’insinue. Elle attend que l’on baisse la garde, que l’on pose la valise, que l’on s’asseye un instant face à l’eau, et alors seulement elle s’avance, soyeuse, lumineuse, presque distraite, comme si elle n’était pas sûre d’être désirée. C’est souvent à cet instant que le lien se noue — à notre insu. Sète la Soyeuse n’est pas un livre sur une ville ; c’est un livre dans une ville. Il s’y promène, y flâne, y hésite. Il marche à hauteur d’homme, parfois à hauteur de colombe, parfois au ras des pavés, là où l’ombre et la lumière négocient sans cesse leurs frontières. Ici, rien de la carte postale appuyée ni du folklore empesé. La ville n’est ni décor ni sujet : elle est présence, respiration, partenaire de dialogue. Elle écoute autant qu’elle parle. Il faut accepter d’entrer dans ces pages comme on entre dans un rêve éveillé : sans chercher l’itinéraire le plus court. On y croise des figures — passantes, amicales, fugaces — des voix venues de la littérature, de la mémoire, du vent marin. On y sent la mer, bien sûr. Elle est là comme une sœur ancienne : parfois nourricière, parfois indifférente, toujours souveraine. Et surtout, il y a la lumière. Non pas celle qui flatte, mais celle qui révèle. Une lumière qui polit les façades, fatigue les corps, éclaire les visages de l’intérieur. Une lumière qui semble avoir sa propre mémoire. Ce livre avance par touches, par éclats, par stations sensibles. Il n’explique pas : il accorde. Il accorde le regard du lecteur à celui de l’auteur, comme on accorde un instrument avant de jouer. Alors seulement peut naître cette musique particulière, faite de déambulations, de souvenirs appelés sans être convoqués, de rencontres qui laissent une trace plus durable que bien des certitudes. On comprend peu à peu que Sète n’est pas ici une ville figée dans son histoire, mais un organisme vivant, traversé de couches, de contradictions, de fidélités et d’infidélités assumées. Il y a dans ces pages une tendresse sans mièvrerie, une ironie douce, une liberté de ton rare. François Mottier se permet d’aimer sans posséder, de critiquer sans régler de comptes, de douter sans se retirer. Cette position — ni conquérante ni soumise — est sans doute la seule possible face à une ville comme Sète. Elle ne se donne pas à qui la regarde de haut ; elle s’offre à qui accepte de marcher à son rythme, de se perdre un peu, d’écouter les voix râpeuses des comptoirs, le froissement discret des cimetières, les silences pleins des canaux à l’aube. Lire Sète la Soyeuse , c’est aussi accepter l’idée qu’une ville puisse devenir un état intérieur. Qu’elle puisse agir comme un révélateur, un miroir légèrement déformant, mais juste. Certains appelleront cela un attachement, d’autres un syndrome. Peu importe le mot. Ce qui compte, c’est ce mouvement intime, presque physique, qui pousse à revenir, ou du moins à ne jamais tout à fait partir. Une ville que l’on emporte avec soi, sans s’en rendre compte, dans la poche intérieure de la veste. Nul besoin ici de guider, encore moins d’interpréter. Contentons-nous d’inviter. À la lenteur, à la disponibilité, à cette attention flottante qui permet aux livres — comme aux villes — de faire leur œuvre en nous. On referme Sète la Soyeuse comme on referme une fenêtre après le passage du vent. L’air a changé. La lumière aussi. La ville n’a rien imposé : elle a effleuré, enveloppé, glissé. Et comme la soie, elle demeure, longtemps, dans la mémoire et sous la peau. N.B. : Démêler la plume ébouriffée qui accoucha d’un manuscrit reçu après le décès de l’auteur ne fut pas de tout repos. 58 pages griffonnées, raturées, amendées… Le choix du titre résistait lui aussi au moindre décryptage : LEGx11 - Une histoire de joutes sétoises . Sans aucune mention dans son roman de cette prothèse—sauf dans la note de l’auteur— ou de combats nautiques, fallait-il le conserver, seul, ou l’assortir ?… Un compromis se dessinait. Sète la Soyeuse semblait se tisser en filigrane au fil des pages d’un livre en gestation… Un supplément a été joint au roman : le blog The Goldyssey tenu par l’auteur. Écrit en 2012-2013 , il révèle un poète éperdument vagabond, et contient une sorte d’annexe au texte Une Garbo dans son dédale : Greta & Mauritz décrit une passion tumultueuse mêlant réalité et fiction qui lia, de 1924 à 1928 , la jeune Greta Garbo à Mauritz Stiller, tour à tour pygmalion et amant, metteur en scène extravagant et meurtri, l’homme qui créa littéralement la Divine un siècle avant que François Mottier n’en ait eu l’idée. Titre : Sète la Soyeuse Auteur : François Mottier 20 € | ISBN : 9-782487-131507 Format : 16,5 x 24 cm | 200 pages Date de parution : février 2026 Feuilleter le livre Commander le livre
par Jean-Renaud Cuaz 29 janvier 2026
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