LES RENDEZ-VOUS CULTURELS D’AOÛT

Rencontrer, voir, lire, écouter et ne rien rater dans les semaines à venir

regard objectif SOULAGES

Christophe Hazemann | Jean-Yves Tayac

Maison des Consuls, Les Matelles

Jusqu’au 27 septembre


Aux Matelles, Pierre Soulages (1919-2022) n’arrive pas seul. Il débarque accompagné d’un photographe, d’un poète, de cinq eaux-fortes et d’une bonne dose de mystère. Le photographe et compagnon de route de l’univers soulagien, Christophe Hazemann, connaît si bien l’œuvre du maître de l’Outrenoir qu’il a renoncé à la photographier. Enfin, pas vraiment. Pendant trois ans, il a pris ce qu’il appelle un pas de côté. Il a saisi les tableaux dans leurs reflets, les miroirs, les mouvements de lumière, jusqu’à ce qu’on ne sache plus très bien ce qu’on voit. Une peinture ? Une flaque d’eau ? Une plaque de métal ? Le visiteur hésite, et c’est précisément le but.

À cette promenade picturale répond celle des mots avec l’ancien boxeur devenu écrivain et poète, Jean-Yves Tayac. Ses textes dévoilent un Soulages moins colossal que celui des musées, plus proche du voisin de terrasse sétoise. On y découvre un homme qui parle du temps qui passe, de la lumière, de l’amitié et de ce noir qu’il considérait non comme une couleur triste, mais comme une promesse de lumière.

Et puis il y a ces cinq eaux-fortes sorties de l’atelier du peintre. Le cuivre, l’acide, la corrosion : Soulages œuvrait comme un alchimiste fiévreux, accélérant en quelques heures ce que la nature met des siècles à révéler. Photos, textes, gravures, suspensions, vidéos s’entremêlent dans une scénographie limpide. C’est peut-être cela, le vrai charme de l’exposition : on y entre pour voir du noir, on en ressort avec une foule de nuances.


Visite commentée en présence de Christophe Hazemann dimanche 27 septembre à 15h30, suivie d’un atelier photo à 16h30

Tous les jours 10h-13h et 14h-19h

Tarifs : 5 €, gratuit jusqu’à 18 ans

Feuilleter le catalogue de l‘exposition

Renseignements  04 99 63 25 46

www.maisondesconsuls.fr


Maison des Consuls

Musée d’arts et d’archéologie

Rue des Consuls, Les Matelles

Les pianos du silence

Jusqu’au 30 septembre

Abbaye de Valmagne à Villeveyrac


Les Cisterciens y cultivaient la vigne et le silence. Cet été, l’abbaye de Valmagne accueille pourtant une trentaine de pianos. Soyez rassurés, ils resteront discrets. En fait, Ils le sont depuis longtemps, mais ont encore beaucoup de choses à nous dire. Inspiré de deux voyages au Japon et de quatre années à la recherche de ces instruments abandonnés, le photographe piscénois Romain Thiery a poussé les portes d’écoles désaffectées, d’hôtels et de théâtres en ruines, livrés au temps. Au Japon, sa quête a pris une tournure spirituelle. Là-bas, avant d’atteindre le piano, il faut souvent franchir un Torii, traverser ce portail puis un jardin ou un couloir silencieux. Sous les voûtes cisterciennes de Valmagne, ces images trouvent un écrin naturel. Les pierres séculaires s’accordent à la poussière des claviers, la lumière dialogue avec les ombres et le visiteur avance à pas feutrés, de peur de déranger tant de silence.


Ouvert du mardi au dimanche 10h-19h

Chiens autorisés en laisse

Plein tarif : 11,70€ (visite abbaye et parc, dégustation vin bio, exposition)

Contact 04 67 78 47 32

info@valmagne.com

Réservations


Abbaye de Valmagne
Villeveyrac

Bissière - Messagier

Jusqu’au 27 septembre

L.A.C. à Sigean


Dans cette ancienne cave viticole reconvertie en temple de l’art contemporain, Roger Bissière (1886-1964) et Jean Messagier (1920-1999) partagent l’affiche estivale, comme deux générations invitées aux mêmes bacchanales. On les dit abstraits, mais ils se méfient des étiquettes. Bissière regarde Braque, les arts premiers et la nature avec une discrétion toute méditative. Chez lui, les titres sont aussi économes que les formes : Vert et Blanc, Brun et Noir… On sent le peintre convaincu qu’un tableau n’a pas besoin de bavarder pour se faire comprendre. Messagier préfère les bourrasques aux chuchotements. Ses paysages semblent emportés par le vent, les vagues ou les herbes folles. On devine les parages sans jamais les voir tout à fait. Mais le LAC ne s'arrête pas là. Mondrian, Geer van Velde, Karel Appel et bien d'autres veillent depuis les étages, tandis que Pierre Mache et Germain Roesz rappellent que l'art contemporain n’a pas dit son dernier mot. Et, suprême tentation, une tombola avec son gros lot de surprise. Allez, on vous le dit. Ce ne sera pas un jambon ou une télévision, mais un morceau de poésie à accrocher dans son salon.


Ouvert du jeudi au dimanche

Août : 15h-19h

Septembre : 14h-18h

Contact 04 68 48 83 62

contact@lac-narbonne.art

lac-narbonne.art


L.A.C. Narbonne (Lieu d'Art Contemporain)

1 rue de la Berre - Hameau du lac, Sigean

Wabi-Sabi

Molisero.Ceramic

Jusqu’au 13 août

La Poudrière à Narbonne


Il existe un endroit où les fissures sont recherchées, les irrégularités élégantes et les traces du temps décoratives. Non, il ne s’agit pas de la voirie narbonnaise, mais de l’exposition du céramiste Molisero.Ceramic à la salle de la Poudrière. Son credo tient en un mot japonais : wabi-sabi. Une philosophie qui célèbre la beauté de l’imparfait. Au Japon, l’imperfection est un art. Les céramiques de Molisero dialoguent entre deux rivages, les terres antiques du bassin méditerranéen avec l’archipel du soleil levant. Les pièces en raku et en terres sigillées semblent avoir traversé les siècles. Rien n’y est tout à fait lisse, ou symétrique, et c’est précisément ce qui leur donne leur charme. Présentée en écho à l’exposition Rêves de Japon, cette parenthèse invite moins à admirer qu’à contempler… la matière, la lumière, la texture. Et l’on finit par trouver les objets calibrés de nos commerces vaguement fades. (Photo : Vase sigillée, 18x215cm © DR)


Contact 04 68 90 30 65

culture@mairie-narbonne.fr

Le site de l’expo

Molisero sur Instagram


La Poudrière

30B rue de l’Ancienne Porte Neuve, Narbonne

En avant partout pour la 282e édition de la Saint-Louis dont l’affiche est signée Magali Rhétoré.

Au programme :

Tournois de joutes dans le Cadre royal avec en point d’orgue le tournoi des lourds du lundi 24 août.

Animations, ateliers, spectacles de rue et activités ludiques pour les enfants.

Concours de boules rondes et carrées, grand tournoi de tennis du Mas Viel, traversée de Sète à la nage.

Concerts, spectacles et bodegas chaque soir dans le cœur de ville.

Festival du Vigan

Jusqu’au 25 août

Le Vigan, Arrigas, Assas, Bréau, Valleraugue…


Pendant quelques semaines au Vigan et alentours, temples, églises et châteaux abandonnent leur calme séculaire pour accueillir des musiciens et faire vibrer aussi bien les mélomanes que les vieilles pierres. La cinquantième édition du Festival du Vigan a cette idée simple et délicieuse : pourquoi enfermer la musique dans une salle de concert quand elle peut prendre l’air des Cévennes, le soir, dès 21h30 ? (Photo Christian-Pierre La Marca © Marco Borggreve)


Dimanche 2 août, église St-Genest d’Arrigas
BD Family Quartet, Vincent Beer-Demander
, mandoline
Pachelbel, Vivaldi, Bach, Satie, Bartók, Cosma, Vannier, J.-C. Petit


Mercredi 5 août, temple de Bréau
Christian-Pierre La Marca
, violoncelle
Dowland, Bach, Rameau, Ligeti, Casals, Chaplin, The Beatles, Sollima


Vendredi 7 août, temple de Valleraugue
Olivier Cesarini
, baryton,  Lise Nougier, soprano,  Elsa Bonnet, piano
Airs et duos d’Opéra, Mozart, Rossini, Verdi, Lehár


Dimanche 9 août, château Le Castellas de St-Bonnet-de-Salendrinque
Quatuor de clarinettes
Anches Hantées
Opéra sans Diva, Strauss, Massenet, Wagner, Puccini


Mardi 11 août, Temple du Vigan
Ensemble Dulci Jubilo
, chœur
Allegri (Miserere), Tallis, Lotti, Poulenc, Ospital


Jeudi 13 août, église St-Pierre du Vigan
Grand concert avec chœur
Vivaldi – Magnificat et Gloria
Chœurs de l’Abbaye de Sylvanès
Orchestre de chambre de Toulouse
Éva Plouvier
, soprano, Gaëlle Mallada, mezzo-soprano


Vendredi 14 août, château d’Assas
18h : Conférence d’
André Peyrègne, L’histoire de la valse


Dimanche 16 août, église de St-Martial
Récital du pianiste
Sæhyun Kim, Grand prix Concours Long 2025
Schubert, Chopin


Mardi 18 août, château de Mareilles au Vigan
Le trompettiste
Romain Leleu et son quintette à cordes
Nuit Fantastique Opus 2, Schubert, Dvořák, Rota, Bernstein


Mardi 25 août, temple du Vigan
Noëmi Waysfeld chante Barbara
Guillaume de Chassy, piano, Leila Soldevila, contrebasse


Réservations :

Par téléphone 06 08 62 71 64

Sur place au bureau du Festival

Maison de Pays, Place du Marché, Le Vigan

10h30-12h et 17h-18h, tous les jours sauf le dimanche

Exposition Kiki Smith

Être ici | Maintenant | Partout
Jusqu’au 11 octobre

MO.CO. à Montpellier


En sortant du MO.CO., il faudra accepter une évidence : le corps humain est décidément un drôle d’objet. Tantôt féminin, tantôt animal, parfois céleste, il change de peau au fil des œuvres de Kiki Smith, sans jamais perdre son pouvoir de fascination. L’artiste américaine, née en 1954, ne se contente pas de sculpter. Elle grave, dessine, photographie, tisse, imprime, assemble… Chez elle, pas de hiérarchie : une tapisserie peut dialoguer avec une sculpture, un dessin avec un livre d’artiste. Le visiteur chemine parmi plus d’une centaine d’œuvres réparties sur trois étages. Il y croise des corps fragmentés, des silhouettes fragiles, des animaux complices et une nature omniprésente. Rien n’est vraiment inquiétant, rien n’est tout à fait rassurant non plus. C’est un univers où l’on finit par comprendre que nous sommes faits de chair, certes, mais aussi d’imaginaire. Et l’on ressort convaincu d’une chose : notre enveloppe corporelle est peut-être notre premier paysage…


En prenant l’air et en reprenant vos sens, explorez le Jardin des cinq continents, un jardin-atlas imaginé par Bertrand Lavier

Ouvert du mardi au dimanche  11h-1h du matin (2h du matin en août)


Du mardi au dimanche 11h-19h

Billetterie

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MO.CO.

13 rue de la République, Montpellier

Concert Ensemble Musicâme France

Vivaldi, Bach, Piazzolla

Jeudi 20 août à 19h

Église Saint-Pierre à Sète


L’Ensemble Musicâme France est un orchestre de chambre organisé comme un collectif et présent dans plus de cent villes à travers le monde. Soucieux d’offrir à son public une expérience musicale unique, il réunit des musiciens internationaux et locaux de haute volée issus de grandes formations. L’église Saint-Pierre accueille, durant 75 mn, un concert de musique classique porté par six musiciens talentueux : Issam Garfi, flûte, Sébastien Mazoyer, accordéon, Valentin Seignez-Bacquet, violon-solo, Dali Feng deuxième violon, Magali Demesse, alto, Xavier Chatillon, violoncelle.

Au programme : Astor Piazzola, Jean-Sébastien Bach, Carl Philipp Emanuel Bach, Antonio Vivaldi

A. Piazzolla : Otoño Porteño
J.S. Bach :
Concerto brandebourgeois n° 5 – Allegro
A. Vivaldi :
Concerto pour flûte en sol mineur La Notte
A. Piazzolla :
Adiós Nonino
A. Piazzolla :
Histoire du Tango – Café 1930 & Night Club 1960
J.S. Bach / Reinhardt :
Allegro du Concerto pour deux violons en ré mineur (version jazz)
A. Piazzolla :
Escualo
C.P.E. Bach :
Concerto pour flûte en la majeur – Allegro assai
A. Piazzolla :
La muerte del ángel
A. Vivaldi :
Les Quatre Saisons – L’Été : Finale (Presto)


Réservez vos billets

31,50€ Placement privilégié au plus près des artistes

26,50€ Placement privilégié 12-25 ans, chercheurs d’emploi, intermittents du spectacle, PMR

26,50€ Placement au centre

21€ Placement 12-25 ans, chercheurs d’emploi, intermittents du spectacle, PMR


Église Saint-Pierre

6 rue du 14 Juillet, Sète

Premières fois, premières photos

Jusqu’au 1er novembre

Pavillon Populaire à Montpellier


Entre sa naissance, il y a 200 ans, et son attelage aux téléphones, drones et lunettes, la photographie a vécu de nombreux tâtonnements. C’est cette joyeuse préhistoire de l’image photographique que le Pavillon Populaire de Montpellier nous raconte. Elle n’est pas née d’un simple déclic, mais d’une flopée d'inventions parfois géniales, souvent saugrenues. Au XIXᵉ siècle, on déposait des milliers de brevets pour capturer d’abord ce qui ne bougeait pas. Puis on confia ses clichés à un cerf-volant, un pigeon voyageur… On imagina des appareils dont les noms – photosiège ou photocycliste – feraient aujourd’hui sourire les ingénieurs de la Silicon Valley. Aux côtés de ces curiosités, les premiers pas de grands photographes comme Julia Margaret Cameron, Martin Parr, Bernard Plossu ou Boris Mikhaïlov rappellent une vérité réconfortante : les premiers clichés hésitent parfois, cherchent leur cadre, inventent leur langage. Sous la houlette de Luce Lebart, le Pavillon Populaire transforme ainsi deux siècles d'histoire photographique en une promenade aussi savante que malicieuse.


Entrée libre

Du mardi au dimanche 11h-19h


Pavillon Populaire 

Esplanade Charles-De-Gaulle, Montpellier

Ayana V. Jackson

La bonne nouvelle n’est pas annoncée au sommet des montagnes mais dans les clairières

Jusqu’au 4 octobre

Abbaye de Montmajour à Arles


Dans le réfectoire de cette majestueuse abbaye romane, Ayana V. Jackson fait entrer l’histoire par les clairières. L’artiste américaine, née en 1977, redonne vie à des femmes que les archives avaient jetées dans les fossés. Cavalières, héroïnes, figures oubliées reprennent fièrement leur place sous les voûtes millénaires. Ici, la photographie ne se contente pas d’illustrer le passé, elle rappelle que l’Histoire n’est pas toujours celle qui est racontée. Quelques salles plus loin, changement de registre mais même invitation à réfléchir. Une exposition rend hommage à Marc Bloch, immense historien et résistant, récemment panthéonisé. L’homme, qui martelait que comprendre le passé aide à éclairer le présent, trouve naturellement sa place dans une abbaye fondée il y a près d’un millénaire. À Montmajour, la pierre raconte l’Histoire, l’artiste la questionne, l’historien lui donne du sens. Et le visiteur repart avec davantage de questionnements que de certitudes. C’est peut-être cela le plus beau des pèlerinages.

Exposition produite par les Rencontres d’Arles en collaboration avec Mariane Ibrahim (Paris, Chicago, Mexico).


Horaires d’ouverture : 9h-18h15 (dernière entrée 17h15)

Tarif : 7 € (gratuit pour les – de 26 ans)

Réserver votre billet

Contact : 04 90 54 86 16


Abbaye de Montmajour

Route de Fontvieille, Arles

Pour rêver à Fernande

Aurélie Burette

Jusqu’au 30 août

Espace Georges Brassens à Sète


Sous les doigts d’Aurélie Burette, le papier tourbillonne, se met à danser et semble presque respirer. L’artiste ne force rien. Elle plie, déchire, tend la matière. Les accidents deviennent complices, les déchirures chemins de traverse. Peu à peu surgissent des silhouettes légères, suspendues entre équilibre et chute, comme une chorégraphie figée juste avant le mouvement suivant. Il faut dire qu’Aurélie n’est pas arrivée là par hasard. Ingénieure en mécanique des fluides, spécialiste du jouet à Dubaï, professeur de Pilates au Canada... Son parcours est un récit d’aventures.

Dans ce lieu dédié au poète-musicien, ces personnages de papier forment un petit orchestre silencieux qui suit la cadence d’un Georges gratouillant le nombril de sa guitare. Et l’on ressort étonné que le papier n’ait pas besoin d’une chanson dessus pour donner une âme à un corps. Cerises sur le frescati : deux manuscrits originaux de la chanson Fernande.


Ouvert 10h-18h tous les jours sauf lundi

Tarif : à partir de 6€

Contact 04 99 04 76 26


Espace Georges Brassens
67 boulevard Camille Blanc, Sète

Directeur de la publication :

Jean-Renaud Cuaz
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par Jean-Renaud Cuaz 17 juillet 2026
La mer, la mer, toujours… recommandée ! Dans cette Histoire des bains de mer à Sète , la grande bleue cesse d’être un simple décor. Françoise Lapeyre nous dévoile ce qu’elle fut autrefois, après des siècles d’appréhension : un remède. On y venait « prendre la vague » comme on va prendre les eaux à Balaruc. Le vitalisme marin attirait des milliers de curistes vers ce qui allait devenir la plus ancienne station balnéaire de la Méditerranée française. La plage était alors une ordonnance, la houle une embrocation salée, l’air marin un adjuvant contre les miasmes urbains. De nos jours, il suffit de contempler la plage de Sète pour croire que tout a toujours été là : le sable, les plagistes, la baignade et les brise-lames. Pourtant, derrière cette apparence se cache une histoire fascinante que l’historienne exhume avec une curiosité d’archéologue et un travail de bénédictin. Si la force de cet ouvrage réside dans l’étendue de son propos et dans la richesse de sa documentation — une mosaïque d’archives et de journaux oubliés, correspondances et cartes anciennes, gravures et photographies — l’autrice ne se contente pas de raconter l’histoire. Elle la reconstitue projet après projet, saison après saison, mode après mode… Surgit ainsi au fil des pages, entre des baigneuses crispées et leurs guides-baigneurs, une galerie de portraits déterminants : entrepreneurs audacieux, médecins visionnaires, hôteliers obligeants… Toute une société reprend vie, du Kurssal à la Corniche et la pointe du Lazaret. Et l’on découvre une ville qui invente peu à peu une vocation balnéaire sans jamais renier son identité portuaire et populaire. Françoise Lapeyre nous offre, en redonnant chair à un passé largement effacé par le temps et les transformations urbaines, bien davantage qu’un livre d’histoire locale : un miroir précieux de notre mémoire collective. Une saga sétoise indispensable pour comprendre le charme et l’attrait de la Reine des plages méditerranéennes qui poussa un poète moustachu à se fendre d’une supplique pour passer sa mort en vacance… le long de cette grève où le sable est si fin. Jean-Renaud Cuaz HISTOIRE DES BAINS DE MER À SÈTE La thérapie du corps et de l’esprit au XIXe siècle L’essor du tourisme balnéaire à partir du XXe siècle Autrice : Françoise Lapeyre 25 € | ISBN 9-78248131514 Format 30 x 21 cm | 220 pages Couverture rigide 
par Jean-Renaud Cuaz 24 juin 2026
LES RENDEZ-VOUS CULTURELS DE JUILLET Rencontrer, voir, lire, écouter et ne rien rater dans les semaines à venir
par Jean-Renaud Cuaz 21 juin 2026
Une fois encore, elle manque le Panthéon. Voilà cent cinquante ans que George Sand a écrasé de sa botte son dernier cigare, et la République hésite encore à lui ouvrir ses portes de bronze quand tant d’hommes s’y sont engouffrés sans pouvoir arborer à la poitrine un chouia de son génie. Mais George avait l’habitude. Toute sa vie, elle aura fait grincer les gonds : pantalons, cigares, amours libres, idées avancées, succès populaire et phénomène médiatique. À Sète, deux Georges ont cultivé une semblable indépendance d’esprit. Georges Bayrou, moins connu du grand public que Gorge, fut tout aussi influent dans un univers footeux en ébullition depuis quelques jours. Ancien joueur international, il prit part à la pire défaite de l’équipe de France — 17 buts encaissés contre le Danemark — le 22 octobre 1908, lors du tournoi olympique de Londres qui se disputa avec 8 sélections d’amateurs, dont 2 formations françaises. L’équipe France A comptait dans ses rangs un ailier sétois : Georges Bayrou. Ce sera son unique sélection en équipe nationale. Pour sa défense, cette année 1908 voit la France enregistrer le pire bilan de son histoire : 5 défaites en 6 matchs, 5 buts marqués pour… 45 encaissés. Devenu président de l’Olympique de Cette puis du F.C. Sète, membre dirigeant de la Fédération française de football, il fut l’un des bâtisseurs du professionnalisme et conduisit le club sétois à ses heures les plus glorieuses. Son nom est encore inscrit sur le vieux stade sétois qui porte sa mémoire. Georges Brassens se méfiait, comme George, des conventions sociales. Les gendarmes, les juges, les cocus et les imbéciles heureux nourrissaient son bréviaire poétique. Il abhorrait l’uniforme, avait coutume d’écorcher le morne costume et de tanner à plate couture ce symbole d’autorité. « Sauf l’uniforme du facteur », disait-il à une époque où l’employé des PTT l’arborait à la manière d’une décoration. Sollicité de toute part pour préfacer livres et disques, un exercice auquel Brassens se soumettait non sans ronchonner, il prit sa plume pour un hommage à un ami, l’accordéoniste Édouard Duleu, et rendit sa préface le 30 septembre 1981, un mois avant qu’il ne signe un recommandé de la Faucheuse. En préfaceur obligé, il écrivait avant d’avaler sa chique : « Si l’enfer existe, on doit y être condamné à faire des préfaces. C’est un exercice qui ne m’enchante pas tellement. Mais comme ce pauvre monde est bourré d’inconséquences, j’ai passé ma vie à préfacer les disques et les livres de mes amis. Ma foi, les copains d’abord, et Édouard Duleu fait partie de la tribu. […] Dans cette région turbulente [NDR, le Nord où Édouard Duleu grandit et entama une carrière de pompier], le seul uniforme qu’on respecte, c’est celui de pompier, sans doute parce que le métier comporte plus de risques que d’avantages, qu’il signifie courage et dévouement, qu’il exclut l’autorité. Un tel uniforme ne vous demande jamais vos papiers. » George rédigeait elle-même ses préfaces, jusqu’à en faire un micro-genre littéraire. Ces avant-propos et dédicaces se lisent comme des vignettes et justifient l’affirmation de l’éditeur Hetzel selon laquelle ils forment « le plus magnifique examen qu’un grand esprit a fait de lui-même ». Le plus savoureux reste que Sand, à en croire ses contemporains, n’était pas une brillante causeuse. Dumas père décocha cette vacherie : «J’aimerais encore mieux lire son livre de dépenses que de causer avec elle ». Le mot aurait certainement amusé Brassens, collectionneur de piques bien tournées. Quant à Bayrou, homme de règlements et de statuts, il se serait plongé avec jubilation dans ces écritures comptables.
par Jean-Renaud Cuaz 27 mai 2026
LES RENDEZ-VOUS CULTURELS DE JUIN Rencontrer, voir, lire, écouter et ne rien rater dans les semaines à venir
par Jean-Renaud Cuaz 24 avril 2026
LES RENDEZ-VOUS CULTURELS DE MAI Rencontrer, voir, lire, écouter et ne rien rater dans les semaines à venir
par Jean-Renaud Cuaz 21 avril 2026
C’est peut-être là le dernier bastion d’un ordre ancien. On a déconstruit le récit, éclaté les genres, hybridé les supports. Le roman n’est plus tout à fait un roman, l’essai se rêve fiction, la poésie se fait visuelle, sonore, performée. Mais la phrase, elle, persiste à commencer à gauche pour finir à droite, comme si elle ignorait tout du chaos environnant. On imagine que les récents séismes éditoriaux emporteraient aussi ce réflexe millénaire. Qu’après avoir bouleversé la forme, le fond, le modèle économique, on ose attaquer la direction. On lit bien en diagonale. Pourquoi pas en spirale ? Ou mieux encore : en tous sens à la fois, comme ces installations où le spectateur devient lecteur, marcheur, acrobate. Mais non. Nous restons sagement alignés, l’œil rivé à une trajectoire plate. À l’échelle du monde, pourtant, ce cheminement n’est pas à sens unique. D’autres civilisations ont tracé d’autres routes, tout aussi anciennes, tout aussi cohérentes. L’hébreu et l’arabe déroulent leurs phrases de droite à gauche, inversant le mouvement sans troubler la pensée. Le chinois classique, le japonais traditionnel, ont longtemps préféré la verticalité, déroulant le texte de haut en bas, colonne après colonne, comme une pluie de signes. Là aussi, la révolution numérique n’a pas tout balayé : ces systèmes persistent, s’adaptent, cohabitent avec les formats dominants. Mais pour qui a appris à lire de gauche à droite, ces autres directions conservent quelque chose d’exotique, presque déroutant, comme si le sens lui-même changeait avec le sens du regard. Il faut dire que chaque direction impose une discipline typographique particulière. La qualité d’une page ne tient pas seulement à ses mots, mais à la manière dont ils occupent l’espace. En Occident, la tradition a longuement poli l’art de la ligne : justification, césures, interlignage, équilibre des marges. Une bonne typographie se reconnaît à sa discrétion, à cette capacité à se faire oublier pour laisser passer le texte. Mais elle est aussi le produit d’un sens de lecture précis, d’une mécanique du regard. Inversez la direction, et tout est à repenser : les alignements, les rythmes, les blancs. La beauté d’une page hébraïque ou arabe ne repose pas sur les mêmes équilibres ; la verticalité asiatique invente d’autres respirations, d’autres tensions. Et pourtant, partout, la même exigence : que la forme serve le fond, sans jamais l’entraver. Les ingénieurs, les designers, les stratèges du numérique ont bien tenté quelques audaces. Le défilement vertical, d’abord, qui a failli tout bouleverser. Quelle idée étrange : lire de haut en bas ! On a cru un instant que le mouvement allait s’imposer, qu’il reléguerait la lecture horizontale au rang de curiosité historique. Mais très vite, l’horizontale est revenue par la bande. Les lignes restent orientées de gauche à droite, même si l’ensemble descend vers le bas, accentué par la lecture sur écran, le vôtre aujourd’hui… Comme si l’on ne pouvait pas totalement renoncer à cette vieille habitude, sorte de squelette invisible du texte. Et puis il y a les livres numériques, ces objets sans pages qui auraient pu tout permettre. Là encore, occasion manquée. On aurait pu imaginer des textes qui se déploient autrement, qui s’organisent selon des logiques nouvelles, libérés de leur reliure, et libérant le lecteur de cette contrainte directionnelle. Mais la plupart du temps, le livre numérique imite le livre papier avec une fidélité presque touchante. On tourne des pages virtuelles, on simule des marges, on conserve les lignes bien sages, de gauche à droite — ou de droite à gauche quand la langue l’exige — mais sans véritable réinvention formelle. Comme si, au moment de tout réinventer, on avait décidé de ne rien changer d’essentiel. Avec un sens du timing remarquable, intervient la proposition d’une clause de conscience pour auteurs désabusés. Puisque tout vacille, pourquoi ne pas leur offrir le droit de se retirer si l’orientation du contexte heurte leurs convictions profondes ? Refuser une publication au motif que la ligne éditoriale ne va pas dans le bon sens, exiger une diagonale éthique, revendiquer une verticalité engagée. On imagine déjà les contrats : « L’auteur se réserve le droit de rompre en cas d’alignement jugé contraire à son orientation intime. » Après tout, si la forme conditionne le sens, pourquoi ne pas faire de la direction une affaire morale ? Ce serait pousser la logique contemporaine jusqu’à son point d’ironie le plus pur : transformer un geste typographique en question de conscience. Il y a sans doute une part de paresse dans cette persistance. Réapprendre à lire serait une entreprise vertigineuse. Cela supposerait de reconfigurer notre rapport au langage, à la syntaxe, au temps même de la lecture. Car lire de gauche à droite, ce n’est pas seulement une convention graphique : c’est une manière de penser. Une progression, une logique, une causalité. On commence, on développe, on conclut. On suit un fil. On avance. Changer de direction, ce serait peut-être aussi changer de pensée. Et ça, c’est une autre affaire. Mais il y a aussi, dans cette obstination, quelque chose de comique. On imagine volontiers un futur proche où les livres seraient entièrement immersifs, où les textes flotteraient dans l’espace, où le lecteur naviguerait littéralement à l’intérieur des phrases. Et pourtant, même dans ce décor futuriste, il y aurait sans doute quelqu’un pour organiser les mots en lignes, bien alignées, dans un sens ou dans un autre, avec le même souci presque maniaque de l’équilibre typographique, de la régularité, de cette fameuse « couleur » de la page que traquent les typographes. Les éditeurs eux-mêmes, pourtant si prompts à annoncer des ruptures radicales, semblent étrangement silencieux sur cette question. On les entend parler de diversification, d’innovation, de nouvelles écritures, mais jamais — ou presque — de renverser le sens de lecture. Comme si cela relevait de l’impensable, du tabou. On peut tout changer, sauf ça. Il y a des limites à la révolution, et elles passent peut-être par des détails aussi discrets qu’un alignement de texte ou une direction de ligne. Et le lecteur, dans tout cela ? Il s’adapte à tout, ou presque. Il lit sur papier de toute taille, sur écran, sur téléphone. Il accepte les notifications, les distractions, les interruptions permanentes. Il lit par fragments, par bribes, par à-coups. Mais il lit toujours selon une direction apprise, intériorisée, presque corporelle. Comme une fidélité obstinée, presque émouvante. On pourrait y voir une forme de résistance : dans un monde qui change trop vite, garder au moins une chose intacte. Ou bien est-ce l’inverse : une preuve que, malgré toutes les proclamations de rupture, rien n’a vraiment changé en profondeur ? Peut-être que le véritable conservatisme de l’édition ne se situe pas là où on le croit — dans les catalogues, les genres, les auteurs — mais dans ce geste minuscule et quotidien, ce glissement du regard selon un axe donné. Une habitude si profondément ancrée qu’elle échappe à toute remise en question, même quand tout le reste vacille. Il est tentant, finalement, de pousser l’ironie plus loin. Et si ce fameux séisme éditorial n’était qu’un tremblement de surface ? Un bruit, une agitation, une série de transformations visibles, mais qui laissent intacte la structure la plus intime de la lecture ? Comme ces villes reconstruites après un tremblement de terre, où les bâtisses changent mais où les rues conservent le même tracé. Car après tout, lire dans un sens donné, qu’il soit horizontal ou vertical, c’est peut-être la véritable infrastructure du livre. Ce qui ne se voit pas, mais qui conditionne tout le reste. On peut changer les matériaux, les formats, les supports… les directeurs, mais tant que cette direction subsiste — et avec elle une certaine idée de la bonne forme typographique — quelque chose de fondamental demeure. Une continuité discrète, presque invisible, mais tenace. Alors oui, le monde de l’édition tremble. Oui, les repères bougent, les certitudes s’effritent, un abysse isole les cafés de Flore et des Deux Magots du reste de la planète. Mais au milieu de ce cataclysme germanopratin, nos yeux poursuivent leur chemin tranquille, fidèles à une trajectoire apprise — qu’elle aille de gauche à droite, de droite à gauche ou de haut en bas. Et c’est peut-être là, au fond, la grande ironie : dans un univers qui se rêve en perpétuelle révolution, le geste le plus banal, le plus automatique, reste désespérément inchangé. Comme si, pour continuer à avancer de gauche à droite, il nous fallait paradoxalement tourner les pages de droite à gauche. Jean-Renaud Cuaz, éditeur & typographiste
par Jean-Renaud Cuaz 26 mars 2026
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par Jean-Renaud Cuaz 25 février 2026
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par Jean-Renaud Cuaz 8 février 2026
Il est des villes que l’on visite, et d’autres qui vous visitent. Sète appartient à cette seconde espèce, rare et obstinée. Elle n’entre pas par effraction : elle s’insinue. Elle attend que l’on baisse la garde, que l’on pose la valise, que l’on s’asseye un instant face à l’eau, et alors seulement elle s’avance, soyeuse, lumineuse, presque distraite, comme si elle n’était pas sûre d’être désirée. C’est souvent à cet instant que le lien se noue — à notre insu. Sète la Soyeuse n’est pas un livre sur une ville ; c’est un livre dans une ville. Il s’y promène, y flâne, y hésite. Il marche à hauteur d’homme, parfois à hauteur de colombe, parfois au ras des pavés, là où l’ombre et la lumière négocient sans cesse leurs frontières. Ici, rien de la carte postale appuyée ni du folklore empesé. La ville n’est ni décor ni sujet : elle est présence, respiration, partenaire de dialogue. Elle écoute autant qu’elle parle. Il faut accepter d’entrer dans ces pages comme on entre dans un rêve éveillé : sans chercher l’itinéraire le plus court. On y croise des figures — passantes, amicales, fugaces — des voix venues de la littérature, de la mémoire, du vent marin. On y sent la mer, bien sûr. Elle est là comme une sœur ancienne : parfois nourricière, parfois indifférente, toujours souveraine. Et surtout, il y a la lumière. Non pas celle qui flatte, mais celle qui révèle. Une lumière qui polit les façades, fatigue les corps, éclaire les visages de l’intérieur. Une lumière qui semble avoir sa propre mémoire. Ce livre avance par touches, par éclats, par stations sensibles. Il n’explique pas : il accorde. Il accorde le regard du lecteur à celui de l’auteur, comme on accorde un instrument avant de jouer. Alors seulement peut naître cette musique particulière, faite de déambulations, de souvenirs appelés sans être convoqués, de rencontres qui laissent une trace plus durable que bien des certitudes. On comprend peu à peu que Sète n’est pas ici une ville figée dans son histoire, mais un organisme vivant, traversé de couches, de contradictions, de fidélités et d’infidélités assumées. Il y a dans ces pages une tendresse sans mièvrerie, une ironie douce, une liberté de ton rare. François Mottier se permet d’aimer sans posséder, de critiquer sans régler de comptes, de douter sans se retirer. Cette position — ni conquérante ni soumise — est sans doute la seule possible face à une ville comme Sète. Elle ne se donne pas à qui la regarde de haut ; elle s’offre à qui accepte de marcher à son rythme, de se perdre un peu, d’écouter les voix râpeuses des comptoirs, le froissement discret des cimetières, les silences pleins des canaux à l’aube. Lire Sète la Soyeuse , c’est aussi accepter l’idée qu’une ville puisse devenir un état intérieur. Qu’elle puisse agir comme un révélateur, un miroir légèrement déformant, mais juste. Certains appelleront cela un attachement, d’autres un syndrome. Peu importe le mot. Ce qui compte, c’est ce mouvement intime, presque physique, qui pousse à revenir, ou du moins à ne jamais tout à fait partir. Une ville que l’on emporte avec soi, sans s’en rendre compte, dans la poche intérieure de la veste. Nul besoin ici de guider, encore moins d’interpréter. Contentons-nous d’inviter. À la lenteur, à la disponibilité, à cette attention flottante qui permet aux livres — comme aux villes — de faire leur œuvre en nous. On referme Sète la Soyeuse comme on referme une fenêtre après le passage du vent. L’air a changé. La lumière aussi. La ville n’a rien imposé : elle a effleuré, enveloppé, glissé. Et comme la soie, elle demeure, longtemps, dans la mémoire et sous la peau. N.B. : Démêler la plume ébouriffée qui accoucha d’un manuscrit reçu après le décès de l’auteur ne fut pas de tout repos. 58 pages griffonnées, raturées, amendées… Le choix du titre résistait lui aussi au moindre décryptage : LEGx11 - Une histoire de joutes sétoises . Sans aucune mention dans son roman de cette prothèse—sauf dans la note de l’auteur— ou de combats nautiques, fallait-il le conserver, seul, ou l’assortir ?… Un compromis se dessinait. Sète la Soyeuse semblait se tisser en filigrane au fil des pages d’un livre en gestation… Un supplément a été joint au roman : le blog The Goldyssey tenu par l’auteur. Écrit en 2012-2013 , il révèle un poète éperdument vagabond, et contient une sorte d’annexe au texte Une Garbo dans son dédale : Greta & Mauritz décrit une passion tumultueuse mêlant réalité et fiction qui lia, de 1924 à 1928 , la jeune Greta Garbo à Mauritz Stiller, tour à tour pygmalion et amant, metteur en scène extravagant et meurtri, l’homme qui créa littéralement la Divine un siècle avant que François Mottier n’en ait eu l’idée. Titre : Sète la Soyeuse Auteur : François Mottier 20 € | ISBN : 9-782487-131507 Format : 16,5 x 24 cm | 200 pages Date de parution : février 2026 Feuilleter le livre Commander le livre
par Jean-Renaud Cuaz 29 janvier 2026
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