
LES RENDEZ-VOUS CULTURELS DE JUIN
Rencontrer, voir, lire, écouter et ne rien rater dans les semaines à venir

Autour du génocide des Tutsi au Rwanda (7 avril-17 juillet 1994)
Exposition, lecture théâtralisée, rencontre, projection
Du 27 mai au 27 juin à la Médiathèque F. Mitterrand à Sète
Dans le cadre des commémorations du génocide des Tutsi au Rwanda, la médiathèque F. Mitterrand organise une exposition du 27 mai au 27 juin et un temps fort du 27 au 30 mai, en partenariat avec le lycée Paul Valéry de Sète.
Exposition de planches originales de BD
Du 27 mai (17h) au 27 juin
Une mise en images imaginée par les élèves de terminale du lycée Paul Valéry du témoignage de Yvonne Mukantaganda, survivante du génocide, dans le cadre des cours d'Histoire-Géopraphie. Ces planches ont été éditées sous forme de récit graphique publié par les éditions Audasud sous le titre Parce que je suis née Tutsi. Tout public, entrée libre.
Vernissage de l'exposition, mercredi 27 mai à 17h
Lecture théâtralisée
Mercredi 27 mai 18h-19h
La comédienne Agnès Sajaloli propose une lecture théâtralisée de plusieurs extraits de la trilogie de Jean Hatzfeld, Récits des marais rwandais : Dans le nu de la vie, Une saison de machettes, La stratégie des antilopes, parue en 2014 aux Éditions du Seuil, Collection Fiction & Cie. Tout public, entrée libre.
Rencontre Bibliothèques vivantes
Vendredi 29 mai 17h-19h
Rencontre-témoignage avec Yvonne Mukantaganda, rescapée du génocide perpétré contre les Tutsi au Rwanda, et l’association Ibuka France. Tout public, entrée libre.
Projection-Rencontre
Samedi 30 mai 17h-19h
Projection du film documentaire Médiatrice, Revivre au Rwanda de Bernard Mangiante, suivie d’une rencontre avec le réalisateur. Ce documentaire, produit par le CFRT et Zadig production, a obtenu le Prix spécial Jacques Hamel qui récompense un travail journalistique mettant en lumière les initiatives en faveur de la paix. Tout public, entrée libre.
Médiathèque F. Mitterrand
Boulevard Danielle Casanova, Sète

Exposition Sylvain Wlad
Du 17 au 24 juin
Église Saint-Hippolyte à Loupian
Il y a des gens qui prennent des photos. Et puis il y a ceux qui regardent vraiment les autres. Depuis l’âge de 12 ans, Sylvain Wlad appartient à cette seconde famille, plus rare, celle des chasseurs d’émotions discrètes et des collectionneurs de regards fugaces. Chez lui, l’appareil photo n’est jamais une barrière. C’est presque l’inverse : un prétexte à la rencontre. On imagine facilement le silence avant le déclic, les hésitations qui tombent, les visages qui se détendent peu à peu. Ses portraits ne cherchent ni l’effet spectaculaire ni la pose parfaite. Ils préfèrent les vérités simples : une lumière qui glisse sur un front, une main un peu nerveuse, un sourire qui arrive en retard. Chaque cliché semble dire qu’un visage est déjà une histoire entière, inutile d’en rajouter. Cette exposition ressemble ainsi moins à une galerie qu’à une promenade humaine. On y passe de regard en regard comme on feuillette un carnet de rencontres. Et dans une époque pressée de tout classer en quelques secondes, ces photographies rappellent doucement qu’il faut parfois ralentir pour vraiment voir quelqu’un.
Tous les jours 10h-12h et 18h-19h30
Vernissage le Vendredi 17 Juin à 18h30
Église Saint-Hippolyte
5 rue Anatole France, Loupian

More Candles, More Troubles
Exposition Baptiste Eybert
Jusqu’au 24 juillet
Espace Le Kiasma à Castelnau-le-Lez
Baptiste Eybert pratique les coutures, les accrocs, les tissus fatigués et les vêtements oubliés. Dans ses mains, une manche usée peut devenir un paysage mental, un vieux drap une apparition, un morceau de tissu une mémoire qui refuse de disparaître. Ses collages textiles ressemblent à des rêves qu’on aurait recousus au réveil. On y croise des silhouettes incomplètes, des fragments flottants, des formes qui hésitent entre le corps et le fantôme. Le surréalisme n’est jamais loin, mais un surréalisme domestique, presque intime, né d’objets qui ont déjà vécu une autre vie avant d’entrer dans l’atelier. Chez ce fripeur, recycler n’a rien d’un simple geste écologique. C’est une manière de sauver des traces, de transformer les restes du quotidien en archéologie sensible. Chaque couture semble relier plusieurs temps à la fois : celui du vêtement porté autrefois, celui du geste artistique, et celui du regardeur qui tente de recomposer l’histoire. Ses nouvelles sculptures prolongent cette étrange poésie des vestiges. On dirait des fossiles élégants, des parures venues d’une civilisation rêvée, des reliques contemporaines échappées d’un futur ancien. Avec More Candles, More Troubles, première exposition monographique de Baptiste Eybert, le MO.CO. Montpellier Contemporain et Kiasma ouvrent une porte vers un monde où les matières usées continuent discrètement de rêver.
Entrée Libre
Du mardi au vendredi 14h-18h, samedi 9h-12h30 (hors vacances scolaires).
Contact 04 67 14 19 06
Espace Le Kiasma
1 Rue de la Crouzette, Castelnau-le-Lez

Un autre regard sur Sète
Exposition photographique Michel Brel
Samedi 6 et dimanche 7 juin
Foyer de la Pointe Courte à Sète
Le Pointu Michel Brel photographie Sète comme d’autres parlent d’un amour ancien : avec fidélité, malice et une légère obsession. Il faut dire qu’il vient de la Pointe-Courte, ce bout du monde sétois où le vent connaît les noms des habitants et où les filets de pêche semblent encore raconter des histoires. Il y a gardé un regard tourné vers l’eau et la lumière. Mais Michel Brel ne se contente pas de marcher dans Sète : il la survole. Ses photographies aériennes offrent à l’Île singulière des airs de maquette vivante, coincée entre ciel et mer, entre géométrie des quais et désordre poétique des toits. Mises en parallèle les images anciennes semblent ralentir le temps. Les ombres s’allongent, les rues retrouvent quelque chose du vieux cinéma méditerranéen. Entre nostalgie légère et mémoire populaire, Michel Brel compose un dialogue permanent entre la ville d’hier et celle d’aujourd’hui. Son exposition ressemble finalement à une promenade menée par un amoureux incurable de Sète. Un guide affectueux, un peu rêveur, qui nous rappelle qu’ici chaque quartier possède son accent, chaque canal son humeur et chaque vue aérienne un parfum d’évasion.
Entrée libre
10h-12h et 13h-19h
Espace de l’amitié Louis Roustan,
Traverse des Pêcheurs de la Pointe-Courte, Sète

Le design selon Pierre Paulin (1927-2009)
Du 27 juin au 1er novembre
Musée Fabre à Montpellier
Il suffit parfois d’un fauteuil pour raconter une époque. Avec Pierre Paulin, les sièges ressemblent à des sculptures futuristes tombées dans le salon des Trente Glorieuses. Ses célèbres Mushroom, Ribbon ou Tongue Chair ont beau dater des années 60, elles semblent encore sorties d’un film de science-fiction optimiste où l’on imaginait que le futur serait souple, coloré et confortable. Le Musée Fabre consacre aujourd’hui sa première grande exposition au design avec un parcours aussi élégant que ludique. On y découvre un Pierre Paulin inventeur de formes, mais aussi observateur attentif des nouvelles façons de vivre, de s’asseoir, de recevoir et même de rêver. Le fumoir de l’Élysée, exceptionnellement présenté hors de Paris, dialogue avec des installations immersives et un étonnant Vidéo Barnum imaginé comme une expérience sensorielle avant l’heure. Entre pop culture, modernité présidentielle et utopies domestiques, l’exposition rappelle qu’un bon designer ne dessine pas seulement des meubles : il dessine aussi nos habitudes, nos gestes et parfois même notre idée du bonheur.
Ouvert du mardi au dimanche 11h-18h
Plein tarif 12€
Pass métro et tarif réduit 9€
Billetterie
Contact 04 67 14 83 00
musee.fabre@montpellier.fr
Musée Fabre
Boulevard Bonne Nouvelle, Montpellier

Zaha Hadid & Gerhard Richter
Jusqu’au 31 mars 2027
La Tour LUMA à Arles
À LUMA Arles, une exposition nous rappelle que
Zaha Hadid ne construisait pas seulement des bâtiments spectaculaires. Elle dessinait des futurs possibles, à coups de courbes audacieuses et de peintures presque en apesanteur. Carnets, esquisses, archives et vidéos dévoilent une créatrice qui pensait l’architecture comme un terrain de jeu expérimental, bien avant que les ordinateurs ne suivent ses idées. Entre art contemporain et science-fiction élégante, le parcours ressemble à une traversée mentale où les villes flottent, les perspectives basculent et les murs refusent obstinément de rester sages.
Avec Gerhard Richter, un paysage, un portrait de famille ou un souvenir de vacances peuvent soudain recevoir une coulée de peinture, un voile gris, une trace imprévisible qui brouille tout. Et c’est précisément là que commence le trouble. Dans ses célèbres Overpainted Photographs, Richter transforme des images ordinaires en objets incertains, quelque part entre peinture et photographie, mémoire et effacement. On croit reconnaître une scène, puis la couleur surgit, glisse, cache ou révèle autre chose. L’exposition montre combien Richter aime déranger notre regard avec douceur. Ses œuvres ressemblent à nos souvenirs : fragmentaires, mouvants, parfois flous, mais étrangement persistants.
La Tour, Galerie des Archives Vivantes, Niveau -2
La Tour, Galerie du Cerisier, Niveau -2
Ouvert du mercredi au lundi 10h-18h
Fermé les mardis
LUMA Arles
Parc des Ateliers,
35 avenue Victor Hugo, Arles

Les Estivales de Fabrègues
Du 2 au 30 juin
Place de la Mairie à Fabrègues
À Fabrègues, le mois de juin commence à sentir doucement l’été, les coquillages et les concerts en plein air. Chaque mardi soir, la place de la mairie se transforme en grande tablée conviviale où l’on vient autant pour grignoter que pour refaire le monde entre voisins, amis et inconnus devenus compagnons d’apéritif. Les Estivales mélangent avec bonheur les saveurs d’ici et d’ailleurs : encornets en persillade, fougasses, fromages fermiers, cuisine végétale, hamburgers ou douceurs sucrées. Le tout accompagné de vins et bières héraultais qui rappellent que, dans le sud, la convivialité est un sport local. Ajoutez un groupe de musique différent chaque semaine, quelques tables apportées de la maison, des enfants qui courent entre les stands et un ciel de juin qui tarde à s’éteindre… et vous obtenez l’une des plus agréables façons d’entrer dans l’été.
Animations de 19h à 23h :
Mardi 2 juin : Sweet Melody
Mardi 9 juin : Octane
Mardi 16 juin : La Kémia de la palmeraie
Mardi 23 juin : K-Hello
Mardi 30 juin : Soirée surprise !
Place de la Mairie
Rue de la Mairie, Fabrègues

Sorolla, Maître de la lumière
Jusqu’au 13 septembre
Hôtel d’Assézat à Toulouse
Entrer dans l’exposition consacrée à Joaquín Sorolla, c’est un peu comme ouvrir soudain les volets en plein été méditerranéen. À la Collection Bemberg, la lumière éclabousse les toiles, les robes blanches flottent au vent, les enfants jouent au bord de l’eau et les jardins semblent respirer sous le soleil espagnol. Surnommé le peintre de la lumière, Sorolla avait ce talent rare : rendre la chaleur visible. Chez lui, l’ombre n’est jamais triste et même les scènes les plus simples prennent des airs de vacances éternelles. Portraits de famille, plages baignées de soleil, silhouettes saisies dans un éclat fugitif… tout semble vivant, presque en mouvement. Le décor ajoute encore au charme. Installée dans le somptueux Hôtel d'Assézat, joyau Renaissance imaginé par Nicolas Bachelier en 1555-1557, l’exposition crée un dialogue élégant entre la pierre toulousaine et la Méditerranée de Sorolla.
Du mardi au dimanche 10h-18h
Fondation Bemberg
Hôtel d’Assézat
Place d’Assezat, Toulouse

Jiang Qiong Er
Le souffle du temps
À partir du 19 mai
Narbo Via à Narbonne
Le musée Narbo Via souffle ses cinq bougies avec panache et un joli sens de la fête. Pour l’occasion, l’Antiquité sort de sa réserve et invite l’art contemporain à la danse. Résultat : un anniversaire où statues romaines et créatures mythiques imaginées par Jiang Qiong Er cohabitent avec grâce et curiosité. On déambule entre passé et présent, guidé par un parcours artistique plein de symboles et de poésie. Et soudain, surprise : la danse s’en mêle. Avec le chorégraphe Sylvain Groud, le musée devient scène vivante, les visiteurs spectateurs… et parfois danseurs. Clou du spectacle : un bal participatif où chacun peut entrer dans le mouvement. Ici, on ne se contente pas de regarder l’histoire, on la vit. Une célébration joyeuse, où patrimoine et création s’accordent pour souffler un vent résolument vivant.
Bal participatif gratuit : mardi 19 mai 19h-22h
Ouvert du mardi au dimanche 10h-18h
Contact : 04 68 90 28 90
Narbo Via
2 avenue André Mècle, Narbonne

Carte blanche à Ernest Pignon-Ernest
Jusqu’au 15 novembre
Musée Ziem à Martigues
Depuis plus de soixante ans, Ernest Pignon-Ernest transforme les murs en pages de mémoire. Pas besoin de musée à ciel fermé pour lui : les rues, les façades décrépites, les ruelles populaires ou les murs d’usines lui suffisent largement. Ses silhouettes grandeur nature apparaissent comme des fantômes bienveillants venus réveiller les consciences, rappeler une lutte, un poème ou une blessure collective. Au Musée Ziem, cette grande rétrospective retrace un parcours où l’art et l’engagement avancent toujours main dans la main. Des premiers collages contre la force nucléaire sur le plateau d’Albion jusqu’à Haïti, Soweto ou le Proche-Orient, Ernest Pignon-Ernest n’a cessé de faire dialoguer le dessin avec l’histoire humaine. L’exposition possède aussi une saveur particulière à Martigues, où subsistent encore les traces de ses interventions des années 1980. Entre archives inédites, photographies, sérigraphies et témoignages d’habitants, le visiteur découvre un artiste qui travaille autant avec le papier qu’avec la mémoire collective. Chez lui, l’éphémère laisse décidément de très longues traces.
Ouvert du mercredi au dimanche 14h-18h
Contact 04 42 41 39 60
Musée Ziem
9 boulevard du 14 juillet, Martigues

Directeur de la publication : Jean-Renaud Cuaz
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Ce bulletin culturel est publié par Audasud
8 avenue Victor Hugo, 34200 Sète
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